Pour sa troisième édition du Startup Football Clash, on avait vu les choses en grand et le niveau de professionnalisme avait fait un bond. Abreuvés par nos sponsors de club Maté, de limonades Goud, puis de bières. Nourris de barres de céréales puis de pizzas offertes par Slize, bichonnés par l’équipe de masseurs d’Ostéo Event, tout était réuni au Five pour que les joueurs donnent le meilleur d’eux-mêmes footballistiquement parlant.
Les clasheurs étaient au nombre de 16 équipes soit 112 joueurs, auxquels s’ajoutaient les nombreux supporters venus encourager leur champions. Chacune de ces équipes représentait une startup, une entreprise, un espace de coworking ou une communauté d’entrepreneurs. Et tous allaient se mesurer en faisant preuve d’esprit de solidarité dans le respect de l’adversaire; valeurs bien connues du football …
Avec tant de nouvelles équipes, il était difficile de pronostiquer les favoris de cette édition. A part Lawomatic et les canonniers de Mutinerie qui avaient leur petite reput’ , la plupart des équipes allaient se découvrir sur le terrain.
Pour le moment, à l’heure du tirage au sort, ça se toisait et ça tentait de savoir si les gars de telle équipe avaient l’air plus balèze au vu de la circonférence des cuissots, de la résolution des visages et de l’harmonie des maillots.
Le coup d’envoi était donné et tout partit au quart de tour ! Amateurs peut-être, n’empêche que l’engagement et le niveau de jeu étaient impressionnants ! Clairement, les gens étaient là pour faire parler la poudre en mode yolo. On avait affaire à des hommes de goût qui savent bien que le foot, ça ne se prend pas à la légère.
Dans les tribunes, on entendait gronder ceux qui avaient le plus de métier en la matière, à savoir l’équipe séduisante d’HorsJeu.net, le site « à la limite du footballistiquement correct » qui entonnait toute sorte de slogans fous et qui eut un parcours plus qu’honorable puisqu’elle remporta la finale des perdants.
Dans le dernier carré, on retrouvait le Lawomatic, solide comme toujours, le Wagon qui avait impressionné par leur parcours ainsi que les fourmis de Small Business Act et la MAIF.
Le Clash final eut lieu entre les Fourmis et la MAIF qui assurait depuis le début comme, à la réflexion, on aurait pu s’attendre.
Mais les Fourmis, maîtrisant leur match, solides défensivement, rapides en contre attaque et encore frais physiquement malgré 7 matchs dans les pattes, emportèrent le titre sur le score de 2-0. La coupe et les médailles, fabriquées par Superlipopette dans notre makerspace rural furent remises aux héros du jour dans une liesse populaire sans précédent depuis 1998.
Côté Mutinerie, le bilan était rude. Sur les deux équipes alignées, aucune n’avait passé les poules. « Pour le moment, l’heure est à l’émotion et je ne souhaite pas d’analyse à chaud, mais le temps viendra où nous allons remettre les choses sur la table » promettait le capitaine des Canonniers face caméra dans un élan de langue de bois footballistique.
« On s’est pris les pieds dans l’tapis ! » rageait Jon qui pourtant n’avait pas démérité en défense comme en témoignaient ses tibias meurtris. « En tout cas, ça nous apprend encore qu’une bonne équipe n’est pas qu’une accumulation d’individualités » ajoutait-il alors que Laurent menaçait de faire grève dans la Kangoo qui nous raccompagnait. La mutinerie couvait chez les Canonniers et les Flibustiers…
L’heure du debrief viendra pour nous avec son lot de débats et de remises en question mais, victoire ou pas, nous avons une fois de plus, et peut-être cette fois encore plus qu’avant, passé un moment fabuleux…
Bravo à tous ! Merci de votre superbe engagement et votre bel état d’esprit. C’est pour nous une grande joie de vous retrouver aussi impliqués dans cette folle aventure qu’est le Football Clash ! Voir aussi, dans un événement très concret, tant de jeunes acteurs de la scène créative et entrepreneuriale de Paris réunis fait chaud au cœur mais surtout constitue à notre sens une belle promesse pour nos succès respectifs !
On se revoit à la prochaine édition. D’ici là, affûtez vos crampons car on va se refaire ! »
Super ! On rêve d’y participer, ou du moins, de faire les joyeux supporters !
Vive les Fourmis qui, une fois de plus, ne feront pas rougir leur ancêtre laborieuse des fables de La Fontaine !